
La qualité de l'eau ne concerne pas seulement les agriculteurs : chacun a son rôle à jouer. Sur les bassins versants du Loc’h et du Sal, les collectivités s'engagent...
Les communes du bassin versant du Loc’h ont adhéré à une charte qui a pour objectif de modifier les pratiques en matière de désherbage. Du point de vue des produits phytosanitaires, la commune de Grand-Champ s’est engagée, en signant cette charte, à réduire les utilisations de produits chimiques.
Pour y parvenir, différents types d'actions sont engagées : réduction des surfaces désherbées, diminution des doses, recours à des molécules utilisées à faible dose à l'hectare, développement de techniques alternatives, conception nouvelle de l'aménagement urbain, etc…
Cependant, en matière d’entretien des espaces publics, il faut avoir conscience du fait que ces techniques alternatives ne permettent pas d’obtenir le même résultat que les produits phytosanitaires dont certains agissent préventivement en empêchant la germination.….
C’est pourquoi nous devons nous habituer à voir, en particulier sur des lieux particulièrement propices au développement de la végétation : allées et trottoirs sablés, pieds des arbres, jonction trottoir/mur, piste d’athlétisme, terrain de football stabilisé… la nature reprendre des droits et les « mauvaises herbes » commencer à se développer en l’attente d’un entretien (roto-fil, fauchage, désherbage thermique, arrachage manuel, binette) qui ne pourra être réalisé que lorsque la plante aura atteint un certain stade développement.
La présence de cette végétation indésirable n’est pas synonyme d’entretien négligé mais le témoin de nouvelles pratiques, plus respectueuses de l’environnement et de la qualité de l’eau.
Sensible à la nécessité de préserver cette ressource, la commune se préoccupe de réduire les arrosages en faisant le choix de variétés capables de résister à une sècheresse relative, en privilégiant les plantations en pleine terre au lieu de jardinières qui nécessitent plus d’attention pendant les périodes estivales. Le paillage systématique des plantations tout en facilitant l’entretien contribue aussi à cette économie.
L'entretien différencié consiste à ne plus considérer les «espaces verts d’une ville» comme un tout à entretenir de manière standardisée, mais comme un ensemble d’espaces individuels ayant chacun leur vocation, leur esthétique, leur fréquentation et en conséquence des moyens humains et matériels correspondants.
Le service des espaces verts, depuis de nombreuses années, cherche à promouvoir la biodiversité, flou sauvage et micro faune sur la plupart des espaces entretenus.
A certains endroits, l’entretien horticole est diminué en faveur des aspects écologiques; d’autres espaces, très soignés, reflètent tout le savoir-faire horticole de nos agents. En collaboration avec nos équipes de jardiniers et les services techniques communaux, le projet de l’entretien différencié se met en place progressivement :
Ecologique : afin d’intégrer les principes d’un comportement plus respectueux de l’environnement, certains espaces ne sont tondus qu’à la fin du printemps pour laisser s’épanouir toutes les variétés florales naturelles.
Economique : le développement urbain entraine une augmentation des espaces à entretenir, les nouvelles pratiques de désherbage demandent un investissement humain plus important :
la gestion différenciée et une répartition différente des tâches entre les agents des services techniques sont des réponses apportées au problème de l’entretien des espaces à moyens humains constants.
Esthétique : la présence marquée d'une trame arboricole sur talus dans le bourg confère à votre ville une esthétique propre qu'il faut absolument conserver et valoriser par la création de lisières et fossés où se développera la flore naturelle.
Vous aussi, favorisez cette nature en ville !
Une démarche que les particuliers sont invités à suivre, d’autant que les solutions alternatives et naturelles donnent des résultats très satisfaisants.
Sont aujourd’hui vivement recommandés, afin de préserver nos ressources en eau, les paillis entre les cultures, les plantes couvre-sol, l’utilisation d’eau bouillante de cuisson ou la binette pour les petites surfaces, les bâches géo-textiles en sous-couche dans les allées… ou encore le changement de nos habitudes : quelques plantes fleuries entre les graviers, ça peut-être très joli… et au final, vous serez surpris de retrouver au jardin, oiseaux, coccinelles et autres perce-oreille, grands consommateurs de nuisibles.

Une alternative au désherbage chimique : la désherbeuse thermique
Arrêté relatif à l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires à proximité de l'eau